La saison 2025 de Formule 1 est une véritable épreuve pour Ferrari. Promue, attendue, l’équipe italienne se retrouve aujourd’hui au cœur d’une crise de performance aussi bien sur la piste que dans les couloirs de Maranello. Avec le Grand Prix d’Autriche qui approche (27‑29 juin), l’heure est urgente pour calmer les tensions internes et relancer l’espoir.
Malgré un contexte favorable, Ferrari peine à suivre le rythme imposé par McLaren, Red Bull et Mercedes. Les dernières courses ont illustré un déficit criant : Leclerc, seulement cinquième au Canada, accuse un retard de près de 92 points sur le leader Oscar Piastri. Lewis Hamilton peine à faire valoir toute son expérience, malgré ses efforts pour comprendre la SF‑25.
La pression monte à Maranello, les rumeurs s’enchaînent et les critiques se font plus directes. La communication interne vacille, les dirigeants s’inquiètent d’un climat toxique, et la relation entre les pilotes se fragilise.
Les récentes performances de Leclerc ne suffisent pas à stabiliser le duo. Il s’est dit surpris par les rumeurs le concernant, assurant pourtant sa fidélité, mais la confiance semble atteinte . De son côté, Hamilton réaffirme son engagement mais peine à trouver une place claire dans l’équipe.
Frédéric Vasseur, le team principal, a violemment dénoncé l’influence des médias italiens et les fuites internes, estimant que cette instabilité nuit à l’écurie. Il défend l’équipe et ses membres, évoquant un environnement de travail désormais « toxique » qui pourrait compromettre les résultats sportifs.
Ferrari fait face à des faiblesses structurelles. Sa SF‑25 semble incapable de générer la performance attendue, notamment en qualifications, et les mises à jour tardent à produire des résultats significatifs.
Le manque de compétitivité se traduit par des performances difficiles à concrétiser : départs en qualification peu performants (Leclerc 8ᵉ, Sainz 16ᵉ au Canada) et un déficit dans la gestion des pneus et de l’équilibre en piste.
Ferrari a annoncé de nouvelles pièces, comme un aileron avant retravaillé. Mais ces évolutions n’auront pas l’effet escompté rapidement, et l’équipe se concentre aussi sur le règlement 2026.
L’arrivée à Spielberg, avec ses spécificités techniques (virages rapides, altitude modérée), interviendra avant trois courses charnières. Ce sera aussi l’occasion de juger la cohérence du projet Ferrari.
Le Red Bull Ring, rapide et physique, mettra en lumière la compétitivité réelle de la SF‑25 en virages rapides, un point faible souvent mentionné. Si la voiture ne progresse pas, l’échéance d’Austria risque de précipiter des décisions radicales.
Si Ferrari ne réagit pas, la pression sur Vasseur montera. Les résultats à Spielberg pourraient déterminer l’avenir des structures en place ou même précipiter un plan B avant le virage 2026.
La saison 2025 est en train de devenir un test décisif pour Ferrari. Entre crise interne, déficit technique et résultats en demi-teinte, l’écurie italienne n’a plus de marge d’erreur. Le Grand Prix d’Autriche du 27 au 29 juin se présente comme un moment charnière. Un contre-performance pourrait déclencher de profonds changements dans les mois à venir.