Andrea Kimi Antonelli débarque en Formule 1 à seulement 18 ans, remplaçant Lewis Hamilton chez Mercedes pour 2025. Issu d’une filière junior impressionnante, ce rookie se révèle d’emblée comme une étoile montante. Dès le Grand Prix d’Australie, il marque des points (en finissant à la 4ème position), puis se distingue à Miami en décrochant la pole en sprint, devenant le plus jeune pole-sitter de l’histoire de la discipline.
Au volant depuis mars, Antonelli empoche rapidement la reconnaissance. Il devient le plus jeune pilote tenant une pole lors du sprint de Miami en mai 2025, établissant un record historique à 18 ans et 250 jours. Cette performance exceptionnelle lui vaut les éloges de Toto Wolff, patron de l’écurie Mercedes, et de ses concurrents, et clôt un mois durant lequel il confirme son potentiel.
L’instant de gloire arrive à Montréal. Lors du Grand Prix du Canada, Andrea signe son premier podium (dès son dixième départ en F1) en terminant troisième derrière Russell et Verstappen .
À 18 ans, 9 mois et 21 jours, il devient le troisième plus jeune pilote à monter sur un podium, juste derrière Verstappen et Stroll.
Une des clés de sa performance a été un dépassement audacieux sur Oscar Piastri dès le premier tour, dans l’enchaînement des virages n°1 et n°2. Ce dépassement a ancré sa position et a déstabilisé ses rivaux. Malgré un final sous pression, il a tenu bon, défiant Verstappen et Norris, profitant d’une safety car salvatrice en fin de course.
Au-delà de ces exploits, Antonelli cumule d’autres faits marquants. Avant même son podium, il avait déjà établi des premières historiques. À 18 ans, il est devenu le plus jeune pilote à mener un Grand Prix (au Japon) et à effectuer le meilleur tour (également au Japon). En F2, il avait remporté plusieurs courses, mais en F1 ce sont ces premières absolues qui attirent l’attention.
Très vite intégré, il suscite admiration et prudence. Toto Wolff vante son calme, sa maturité en course, et son aptitude à encaisser la pression. En parallèle, les médias saluent un parcours exceptionnel : formation dès le plus jeune âge, titres en karting, ascension fulgurante via les filières, avec un apprentissage déjà impressionnant en F2 .
Chez Mercedes, le duo Antonelli–Russell offre un mélange d’audace et d’expérience. Russell, pilier de l’équipe, assure stabilité tandis qu’Antonelli apporte du sang neuf. Ce pairing équilibre l’équipe et pousse le développement technique, renforcé par la compétitivité naturelle du jeune italien.
Les performances d’Antonelli ne sont pas linéaires. Après un triplé difficile (Imola, Monaco, Espagne), il a rencontré des problèmes d’adaptation aux pneus C6, freinant légèrement sa progression. Mais son podium à Montréal prouve qu’il a déjà assimilé les éléments clés du pilotage en F1, même si tout reste à confirmer sur toute une saison.
Le parcours d’Antonelli tend vers des sommets. À 18 ans, il est clair qu’il pourrait devenir le plus jeune vainqueur d’un Grand Prix (un titre précédemment détenu par Verstappen). Il a déjà réussi des coups d’éclat ponctuels, mais son défi reste la régularité. La suite de la saison nous dira s’il peut défendre un podium à chaque course, accumuler les points, et rivaliser de haut avec les meilleurs.
Le prochain Grand Prix, à Spielberg (en Autriche), sera l’occasion idéale de tester l’impact des nouvelles règles sur les ailerons flexibles. Ce circuit rapide et géré de virages moyens mettra à rude épreuve la rigidité des éléments aérodynamiques et pourrait confirmer, ou non, l’efficacité de la réglementation renforcée.